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Le certificat de qualification en arboriculture depuis juin 2026

Depuis le 8 juin 2026, un émondeur doit détenir un certificat de qualification. Ce que ça couvre, comment il s'obtient, et ce que le propriétaire doit demander.

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Ce qui a changé le 8 juin 2026

Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail exige désormais que toute travailleuse ou tout travailleur qui effectue des travaux d'arboriculture au Québec détienne un certificat de qualification en arboriculture de la classe appropriée, ou un carnet d'apprentissage valide. L'obligation se trouve à l'article 312.103 du règlement.

L'échéance a bougé. La section arboriculture a été ajoutée au règlement en juin 2023, l'échéance initiale était le 8 juin 2025, et elle a été reportée au 8 juin 2026 par un avis publié à la Gazette officielle du Québec le 26 décembre 2024. Cette date est donc passée, et l'obligation s'applique aujourd'hui.

C'est un changement de nature plutôt que de degré. Avant juin 2026, la certification d'un émondeur était volontaire et professionnelle. Depuis, elle est réglementaire, et un propriétaire a un motif concret et vérifiable pour écarter une équipe qui ne l'a pas.

Quels travaux sont visés

Le certificat en arboriculture, désigné ARBO, couvre la maîtrise de la végétation sur les réseaux de distribution d'électricité et de télécommunication, l'élagage hors forêt, la taille, l'abattage prédéterminé hors forêt, l'essouchage, le déchiquetage hors forêt, la chirurgie arboricole et le haubanage.

Il existe un certificat distinct pour les travaux au sol, désigné ARBO-S. Autrement dit, la personne qui alimente la déchiqueteuse et celle qui grimpe ne détiennent pas nécessairement la même classe, ce qui est normal. Ce qui compte est que chaque personne détienne la classe correspondant à ce qu'elle fait.

Les travaux de pépinière et d'horticulture sont exclus. Couper un cèdre de haie de deux mètres avec un taille-haie n'est pas la même chose que réduire une branche de 20 cm à huit mètres de hauteur, et le règlement en tient compte.

Comment il s'obtient

Le certificat est délivré par le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Les conditions publiées demandent un minimum de 1 800 heures d'apprentissage sous la supervision d'une personne certifiée, la réussite de cours obligatoires dont « Santé et sécurité, abattage manuel » et une formation technique en arboriculture, puis la réussite d'un examen écrit de qualification.

L'examen dure trois heures, comporte de 45 à 50 questions et demande une note de passage de 60 %. Les inscriptions ont ouvert le 1er avril 2026.

Mille huit cents heures représentent environ une année de travail à temps plein. Cela veut dire qu'une équipe légitime a mis du temps et de l'argent dans cette qualification, et que l'équipe qui frappe à votre porte le lendemain d'une tempête avec une scie à chaîne et un camion loué ne l'a probablement pas.

La certification ISA, qui est autre chose

Ne confondez pas les deux. Le certificat de qualification en arboriculture est une obligation réglementaire québécoise portant sur la sécurité du travail. La certification Arboriculteur certifié ISA est une compétence professionnelle internationale, administrée au Québec par la Société internationale d'arboriculture Québec, qui porte sur la connaissance de l'arbre.

Pour l'obtenir, il faut trois années consécutives d'expérience en arboriculture, soit 36 mois, ou une formation postsecondaire reconnue qui peut réduire cette exigence après examen d'un comité. L'examen écrit compte 200 questions à choix multiples et la note de passage est de 76 %.

Elle est valide trois ans et son maintien exige 30 crédits de formation continue durant cette période, où un crédit équivaut à une heure de formation. Le renouvellement n'est pas automatique. Il existe aussi la qualification TRAQ, consacrée à l'évaluation du risque des arbres, particulièrement pertinente pour décider du sort d'un grand arbre après une tempête. La SIAQ tient un répertoire de professionnels où le nom peut être vérifié.

Ce que le propriétaire doit demander

Quatre documents, et ils existent tous. Le certificat de qualification en arboriculture de chaque personne qui exécutera les travaux, avec la classe. La certification ISA de la personne qui décide du plan de taille, avec sa date de validité. L'attestation de conformité de la CNESST de l'entreprise. Et la preuve d'assurance responsabilité civile, avec le montant.

La CNESST ajoute des exigences de fonctionnement que vous pouvez observer sur votre terrain : l'équipement de protection individuelle approprié à la tâche, la connaissance des risques liés aux travaux, une communication constante entre le personnel au sol et le grimpeur, et une procédure de sauvetage en hauteur qui a été testée. Une équipe où personne ne surveille le grimpeur ne respecte pas cette exigence.

Enfin, une soumission écrite et détaillée. Elle devrait dire quel arbre, quelle intervention, quel pourcentage de branches vivantes, qui fait la demande de certificat auprès de la Ville, ce qui arrive au bois et à la souche, et le prix. Un acompte comptant sans soumission écrite, offert au porte-à-porte après une tempête, est le schéma le plus constant de ce métier dans la région.

Sources

Envoyez-nous une photo de l'arbre et votre adresse. Nous transmettons votre demande à un entrepreneur local qualifié, qui vous revient avec une soumission écrite.

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